La note du dimanche soir: pourquoi avoir envie de se lancer?
J'en profite, il est dimanche soir, j'ai un peu de temps pour moi, plus trop de choses à faire à la maison, et rien que je ne puisse régler d'ici pour le travail...
J'en profite donc pour essayer de parler un petit peu de l'aventure Appellation d'Origine en cours. Et à mon sens, je dois commencer par essayer d'expliquer le "pourquoi".
Pourquoi se lance-t-on? pourquoi a-t-on envie de participer à la création d'une nouvelle entreprise, qui soit la sienne un minimum? C'est une bonne question, ça, madame.
Je ne suis pas né avec l'ambition de devenir entrepreneur. En fait, en faisant mes études, j'avais surtout comme ambition à l'époque de devenir un super chef dans une super grosse boîte comme tellement de mes anciens camarades. Certains ont réussi à rentrer dans de grandes, connues et reconnues institutions françaises, européennes, mondiales, et tout le tintouin.
Moi, j'ai fait plus "local", et luxembourgeois surtout. Du CRP à paperJam, puis Telindus, puis MindForest. Des entreprises où je me suis amusé, y ai rencontré des gens intéressants, des patrons et supérieurs aux profils variés. Des entreprises que j'ai toutes finalement quittées après, au maximum, 2 ans et 3 mois... C'était visiblement ma limite de résistance ;-)
En faisant ces différentes structures, je me suis rendu compte je n'étais pas fait pour une grande structure trop hiérarchisée. Je supporte mal les groupes trop importants, quand les individus et les départements oublient qu'ils sont tous là pour tirer dans une même direction, et que les conflits de pouvoir et d'influence deviennent une fin en soi.
Je me suis rendu compte également que j'avais besoin d'une dimension ludique et interactive dans mon travail. Je ne sais pas travailler sur un dossier éthéré, sans contact avec une personne. Je ne sais pas travailler efficacement sur un cas qui me laisse indifférent. J'ai besoin de m'amuser, de rire, d'être satisfait, par rapport à moi-même, à mes centres d'intérêt. Mon contentement professionnel vient du jugement du client, et du degré de plaisir que j'ai pris à la réalisation de mon travail.
Ensuite, à avoir été journaliste un temps, je me suis frotté à de nombreux entrepreneurs. Je les air rencontrés, je leur ai parlé, j'ai essayé de les comprendre. Je me suis rendu compte avec ces confrontations - et là je m'autorise mes 30 secondes de prétention - que je ne suis "plus", ou "moins", quelque chose qu'eux. Autrement dit, j'ai rencontré des gens impressionants, d'autres moins, qui avaient lancé leur entreprise. Et en leur parlant, je ne me sentais pas incapable de faire pareil.
Donc, à force de changer d'entreprise, de ne pas y être complètement satisfait, de croiser des gens qui se lançaient, l'idée a finalement fait "pop!"
Et si je m'y mettais, moi?
Et si plutôt que de râler contre mes patrons, j'en "devenais" un? Que je ne puisse plus me retourner contre un autre quand j'ai à râler? Et qu'en contre-partie, je puisse être véritablement satisfait de mon travail?
L'étape d'après, ça a été de se rendre compte que c'est illusoire comme ambition: même "patron", on est dépendant des autres... Ce sont eux qui donnent les compétences, l'expérience, l'argent... Enfin, dépendant... On se rend compte que personne ne fait ou ne se fait seul. Qu'on a besoin des autres, et que l'on doit trouver ceux avec lesquels on peut le mieux "donner et recevoir".
Et ça, c'est une autre note un autre jour...





chapeau pour avoir quitté le crp tudor au bout de 2 -3 mois.... les crp ont tendance à endormir les chercheurs qui ne se reveillent qu'à la fin de leur contrat... l'avantage, c'est qu'entre temps, ils se sont pas foulés...
Rédigé par: dramelay | le 25 août 2007 à 10:44