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The Departed, alias Les infiltrés, le dernier Scorcese-Caprio...

Depart5Il y a quelques jours, petit plaisir cinématographique: nous sommes allés voir The Departed, dernier film de Martin Scorcese...

Ce film a été une claque. À la base, c'est un remake d'un film asiatique, appelé Internal Affairs. Je ne l'ai pas vu, je ne sais pas de quelle manière le film reflète la version original, donc je vais "abandonner" tout commentaire sur ce point précis.

Une claque? Pourquoi? Tout d'abord pour l'aveu qu'il a arraché à ma chère et tendre à la sortie: "Fais chier, Di Caprio est quand même un acteur, va falloir s'intéresser aux films qu'il tourne!"

Ce qui n'est pas qu'un faible compliment. Il rejoint celui fait à Brad Pitt (accessoirement producteur de The Departed) pour Fight Club. D'ailleurs en relisant les première ligne de ce "vieux" billet, je me rends compte que je parlais de claque déjà à l'époque.

Deuxième raison de la claque: c'est un film noir, qui superpose différents éléments. Le résumé de l'histoire: deux héros: l'un est un policier à la solde du parrain de la ville. L'autre est un flic infiltré dans l'équipe du parrain. Assez vite, l'un et l'autre apprennent l'existence de l'autre. Et leurs chefs respectifs également. Ils se lancent alors dans une chasse à l'homme, pour savoir lequel des deux survivra.

Il est noir ce film. Pas dans l'image, non. Celle-ci est nette, précise, posée là où il faut, comme il le faut. Non, il est noir, car aucun personnnage n'est positif, aucun personage n'est blanc. On passe d'une duplicité à l'autre, d'un mensonge à l'autre. La petite amie et le flic ripoux. Les gradés de la police comme les dealers, ...

On en sort ébranlé, touché, avec une fin qui n'est pas évidente que ça...

Vu pour vous: James bond, Rien que pour vos yeux... le début de la fin pour Roger

Autant, à la revue des différents James Bond version Moore, je suis rendu compte que les premiers n'étaient pas si mauvais que ça, autant, à la vision de celui-ci, je me suis rendu compte que l'âge de la retraite avait frappé. (Il y a de grandes lacunes dans la concordance des temps dans la phrase qui précède, j'en suis conscient...)

Au moment du tournage, Sir Moore avait allègrement pénétré dans la zone des 50+... 54 ans au moment de la sortie pour être exact. Il est donc loin de pouvoir encore assumer les prouesses physiques qui étaient les siennes lors de "son" premier opus, "Live and Let die."

La française Bouquet campe une fille au sang chaud, grecque... Elle était encore jeune, elle... presque pas finie... Je la préfère aujourd'hui dois-je avouer, sans vouloir donner dans l'éloge des femmes mûres.

Et il n'en reste pas moins que je préfère le nouveau James, celui de Casino Royale... ;-)

Vu pour vous: Dr. No, le premier James Bond...

Après vous avoir bassiné avec le dernier James Bon en date (si, ne dites rien, d'ailleurs vous n'avez rien dit, mais je le sais, ça vous a énervé, ma manière d'insister sur ce sujet... ;-), j'en ai profité pour regarder le premier...

Le premier, historique, avec Sean Connery dans le rôle. À le revoir, et à se souvenir qu'il date, mine de rien, de 1962, c'est à dire il y a vraiment longtemps, on se dit que Casino Royale est son digne héritier.

Le James Bond du Dr No est viril, il n'est pas véritablement beau, il est animal, comme l'est celui de Casino Royale. La révolution de l'époque était certainement dans le "volume" de sexe, et surtout la froide violence de 007. Ici également il tue, de sang froid.

La différence? L'époque était certainement encore trop idéaliste. L'humour reste plus léger, la noirceur moins pesante.

Ceci dit, donc, Casino Royale est un digne héritier de Dr No, qui fut lui un splendide précurseur...

Le générique de Casino Royale...

Ça va? Je ne vous énerve pas?

Bon, juste pour dire que la vidéo du jour, c'est le générique du dernier James Bond... Je vous ai déjà parlé de Casino Royale? Ha oui, c'est vrai...

Mais donc, ceci posé, regardez-le... C'est également une nouvelle génération de génériques...

Encore quelques remarques sur Casino Royale...

Alors, pour revenir et compléter ma petite chronique critique sur ce sympathique et tellement mortel James, une petite mise au point sur la musique du film...

On commence par le générique, pour vos oreilles...


Pourquoi est-il intéressant? Son titre: You know my name... Clin d'oeil aux spectateurs... Car en fait... la célèbre réplique "Bond, James Bond" est la dernière du film...

Et ce clin d'oeil continue avec l'utilisation du thème de James Bond, vous savez, celui qui est connu de chaque être sur terre, celui qui existe depuis James Bond contre Dr No? Je parle de ça:



Et bien sachez qu'on ne l'entend pas... avant la fin du film. Au moment où Bond est enfin Bond. Où il n'est plus un "rookie", mais un agent, un double zéro, un vrai... Plus une petite frappe, mais le James Bond, le seul, l'unique, le grand...

Mais alors, quand il arrive, il pète, il explose, ils ont mis l'ampli à fond les gars quand ils ont enregistré... Et ils l'on arrangé de telle sorte qu'il soit rétro dans sa sonorité...

Franchement, il est bon ce film...

Vu pour vous au cinéma: Casino Royale... et je suis bluffé...

124493_casino_royale Ne dites pas, rares amis lecteurs récurrents à défaut d'être réguliers, que vous n'avez pas remarqué que je suis assez intéressé par le personnage de James Bond, et plus récemment par le dernier opus cinématographique, Casino Royale (ici, ici, et ici, et j'en oublie...) tiré du livre du même nom.

Donc, samedi soir, 22h00, direction le cinéma, pour regarder, enfin, le film...

Et bien, sincèrement, grandiose. J'adore. Génial.

Mes félicitations vont aux producteurs, au réalisateur, et à l'acteur.

Pourquoi bravo aux producteurs?

Parce que lorsque l'on a en main la franchise cinématographique la plus célebre et la plus ancienne du cinéma, parce que lorsque cette franchise vous rapporte des dizaines de millions de dollars, on peut avoir envie de se protéger, de prendre peu de risques. Et ici, ils en ont pris.

Le personnage de James Bond, dans Casino Royale, n'a plus rien à voir avec Pierce Brosnan. Ni avec celui de Roger Moore. En cherchant, on peut éventuellement trouver des cousinages avec Timothy Dalton (voir la critique de Permis de Tuer) ou avec Sean Connery (voir la critique de Bons baisers de Russie et celle d'Opération Tonnerre).

James Bond, dans Casino Royale, c'est une brute. Un tueur. Il est humain, certes, mais il est tueur avant tout. Sa carapace s'ouvre et se fend sous les coups de boutoir d'une femme, avant de se refermer. Le James du début du film n'est pas celui de la fin du film. Il s'est poli, affiné, il a progressé. Mais il s'est paradoxalement endurci. Le récent double zéro est dur sans avoir souffert. Le double zéro endurci de la fin du film est un homme qui a eu son cuir tanné.

J'admire les producteurs pour cette audace qu'ils ont eu de détruire l'icône intouchable qu'était 007. Pour jouer des millions sur un pari, celui de la maturité du public. Celui d'un nouvel acteur. Celui de jeter et abandonner les règles immuables du film de genre. Car les James Bons étaient devenus "un" genre à eux seuls.

Pourquoi j'admire le réalisateur?

Martin Campbell avait réssucité le personnage avec Goldeneye. Ici, il l'a transformé, transfiguré. Le jeu de TOUS les acteurs est très bien maîtrisé. La caméra bouge, donne le vertige, sait être spectaculaire. Elle sait également se rapprocher au plus près des visages, des personnages. Elle n'est jamais intimiste comme dans du Claude Sautet, hein, faut pas exagérer, mais elle réussit à saisir des émotions. Et ça, c'est le réalisateur.

Pourquoi j'admire l'acteur?

Rhaaaa... C'est difficile à admettre, mais ce type, Daniel Craig, est un p****n de bon acteur. Il a une voix. Il a une tronche. Il a une énergie animale. Il a un charisme. Il est énervant. Je précise que j'ai vu le film en VOST, pour la version française, j'en sais rien. Il sait à la fois être athlétique, de sorte que lorsqu'il bastonne et dégaine son flingue, il est crédible. Et en même temps, il est loin d'être ridicule lorsqu'il pleure, lorsqu'il souffre, lorsqu'il se referme.

Donc, si ce n'est pas encore compris, sincèrement, allez voir Casino Royale. Plus on sera à aller le voir, plus ils continueront dans le veine.

Au fur et à mesure, si je pense à quelque chose, je vous le fais savoir... Parce que vraiment, c'est du bon(d), c'est du lourd, ce film...

Vu pour vous au cinéma: An Inconvenient Truth

Vu dimanche soir au cinéma le documentaire d'Al Gore, sur les conséquences du réchauffement climatique...

En voici un extrait...

Et donc, pas grand chose à dire, sinon d'aller faire un tour sur le site "officiel", et dans la partie plus centrée sur les solutions et réactions que nous pouvons, tous, individus, chercher et mettre en oeuvre.

Il donne donc, ce site, 10 petits trucs que l'on peut tous faire pour devenir plus "neutre" sur le plan carbonique:
- utiliser des ampoules basse consommation,
- conduire moins,
- recycler plus,
- vérifer que les pneus de votre voiture sont correctement gonflés,
- utiliser moins d'eau chaude,
- éviter les produits ayant un emballage trop important,
- ne pas trop chauffer son appartement ou sa maison,
- planter un arbre,
- ne pas laisser des appareils électriques inutilisés allumés,
- faire passer le message...

À télécharger (PDF) ici, et à lire...

Vu pour vous: Hair, comédie musicale...

Alors...

Regardé ce w-e, en repassant (on ne rigole pas), Hair... C'est un film que j'avais découvert il y a maintenant de longues années... en Allemagne, lors d'un séjour linguistique.

L'histoire, version résumé Amazone: "Jeune et naïf, Claude Bukowski arrive à New-York pour se rendre au bureau de recrutement de l'armée. Mais en chemin il se retrouve au milieu d'un happening de hippies dans Central Park et tombe immédiatement amoureux de la belle Sheila. Berger, le leader pacifiste des hippies, décide de prendre Claude sous son aile et l'encourage à braver tous les obstacles pour qu'il déclare sa flamme à la jeune fille. Pour Claude, c'est le début d'une aventure qui le conduira de la prison à l'armée, en passant par le lac de Cenral Park. Mais Berger dans un ultime effort pour empêcher Claude de participer à la guerre du Vietnam provoquera, sans le savoir, un retournement de situation aux conséquences dramatiques."

Pourquoi je l'aime?

C'est une comédie musicale, tournée en 1979. Complètement différente de celles de Gene Kelly... Ici, on est face à des Hippies, qui s'amusent, et refusent la guerre et la violence. Certaines scènes sont jouissives de "bonne humeur", de transgression... et quelque fois d'émotion.
Elle a été adaptée d'une comédie musicale de théâtre des années 60...
Premier exemple. Passage des jeunes recrues de l'armée devant un jury (qui rappelle le "Au suivant", de Brel). Et voici ces militaires stricts, rangés, vanter les mérites, les uns des "White boys", les autres des "Black boys"... Avec des paroles pleines de sous-entendus sexuels...
Deuxième exemple. Fin du film, Berger chante sa peine et sa peur, avec une authentique performance de l'acteur, réussissant à montrer le désarroi de son personnage, alors qu'il part pour ne jamais rentrer.
Les acteurs sont tous très bons dans leurs rôles respectifs. Dans le désordre: John Savage (The Thin Red Line, Salvador), Treat Williams (pas très chanceux dans sa carrière... voir Deep Rising), Beverly D'Angelo.

Enfin, le réalisateur n'est pas m'importe qui: il s'agit de Milos Forman, à qui l'on doit également Man on the Moon, Amadeus, ou Vol au-dessus d'un nid de coucou.

Donc, achetez-le, allez le voir! En attendant, un extrait... justement, celui des white boys / black boys...

L'obsession du moment: quelques citations tirées de Casino Royale

Vive IMDB...

Quelques citations du dernier James Bond... je ne l'ai toujours pas vu, mais ces lignes me font déjà rire...

Vesper Lynd: If the only thing left of you was your smile and your little finger, you'd still be more of a man than anyone else.

James Bond: That's because you know what I can do with my little finger...

Vesper Lynd: I will be keeping my eyes on the money and off of your perfectly formed ass.

James Bond: You noticed.


James Bond: M really doesn't mind us making a little money on the side, Dryden. She would just prefer it wasn't by selling secrets.

 

James Bond: [as Solange is kissing her way down Bond's chest] This may not be the most appropriate time, but does the word Ellipsis mean anything to you?

M: Christ, I miss the Cold War.

 

James Bond: I always thought M was a randomly assigned initial, I didn't know it stood for ...

M: Utter one more syllable and ill be forced to have you killed.

 

Bartender: Shaken or stirred?

James Bond: Do I look like I give a damn?

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Vu pour vous: Batman Begins, le retour à la réalité...

Et bien, voici enfin le dernier billet sur les Batmen (voir ici et ici)... Au total, donc, j'en aurai vu 3 ces dernières semaines, confortablement installé sur mon canapé, avec ma chère et tendre.

Ce "begins" est une véritable renaissance. Alors que les Batmen 3 & 4, dans une époque post-burtonienne, ont plutôt viré à une farce grand-guignolesque, ce Batman là est redevenu un film noir, ambigu, plein de trouble et de névroses.

Il est porté par une très bonne quadruplette d'acteurs: Christian Bale, dans le rôle titre, Liam Neeson, qui joue le méchant, Michael Caine, le vieil Alfred, et enfin Morgan Freeman, fournisseur officiel de gadget. Et on peut encore ajouter Katie Holmes ou Gary Oldman...

On y découvre la genèse du héros. Comment il est sorti de l'innocence à la mort de ses parents, comment il est devenu un jeune névrosé, mais principalement comment il est devenu Batman, comment le vengeur masqué s'est construit.

Le style visuel est plutôt sobre et sombre. Les bat-trucs ont une utilité, un objectif, ils peuvent être esthétiques, mais ne sont pas uniquement décoratifs.

Donc, concrètement, à voir!

PS: je suis fier de moi... alors que je donnais dans le James Bond begins, j'ai découvert par après un magazine anglais très bien qui titrait, lui Bond Begins... La classe, je pourrais faire des articles en anglais... ou au moins les titres...

Bond_begins_2101

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