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Vu pour vous au cinéma: Casino Royale... et je suis bluffé...

124493_casino_royale Ne dites pas, rares amis lecteurs récurrents à défaut d'être réguliers, que vous n'avez pas remarqué que je suis assez intéressé par le personnage de James Bond, et plus récemment par le dernier opus cinématographique, Casino Royale (ici, ici, et ici, et j'en oublie...) tiré du livre du même nom.

Donc, samedi soir, 22h00, direction le cinéma, pour regarder, enfin, le film...

Et bien, sincèrement, grandiose. J'adore. Génial.

Mes félicitations vont aux producteurs, au réalisateur, et à l'acteur.

Pourquoi bravo aux producteurs?

Parce que lorsque l'on a en main la franchise cinématographique la plus célebre et la plus ancienne du cinéma, parce que lorsque cette franchise vous rapporte des dizaines de millions de dollars, on peut avoir envie de se protéger, de prendre peu de risques. Et ici, ils en ont pris.

Le personnage de James Bond, dans Casino Royale, n'a plus rien à voir avec Pierce Brosnan. Ni avec celui de Roger Moore. En cherchant, on peut éventuellement trouver des cousinages avec Timothy Dalton (voir la critique de Permis de Tuer) ou avec Sean Connery (voir la critique de Bons baisers de Russie et celle d'Opération Tonnerre).

James Bond, dans Casino Royale, c'est une brute. Un tueur. Il est humain, certes, mais il est tueur avant tout. Sa carapace s'ouvre et se fend sous les coups de boutoir d'une femme, avant de se refermer. Le James du début du film n'est pas celui de la fin du film. Il s'est poli, affiné, il a progressé. Mais il s'est paradoxalement endurci. Le récent double zéro est dur sans avoir souffert. Le double zéro endurci de la fin du film est un homme qui a eu son cuir tanné.

J'admire les producteurs pour cette audace qu'ils ont eu de détruire l'icône intouchable qu'était 007. Pour jouer des millions sur un pari, celui de la maturité du public. Celui d'un nouvel acteur. Celui de jeter et abandonner les règles immuables du film de genre. Car les James Bons étaient devenus "un" genre à eux seuls.

Pourquoi j'admire le réalisateur?

Martin Campbell avait réssucité le personnage avec Goldeneye. Ici, il l'a transformé, transfiguré. Le jeu de TOUS les acteurs est très bien maîtrisé. La caméra bouge, donne le vertige, sait être spectaculaire. Elle sait également se rapprocher au plus près des visages, des personnages. Elle n'est jamais intimiste comme dans du Claude Sautet, hein, faut pas exagérer, mais elle réussit à saisir des émotions. Et ça, c'est le réalisateur.

Pourquoi j'admire l'acteur?

Rhaaaa... C'est difficile à admettre, mais ce type, Daniel Craig, est un p****n de bon acteur. Il a une voix. Il a une tronche. Il a une énergie animale. Il a un charisme. Il est énervant. Je précise que j'ai vu le film en VOST, pour la version française, j'en sais rien. Il sait à la fois être athlétique, de sorte que lorsqu'il bastonne et dégaine son flingue, il est crédible. Et en même temps, il est loin d'être ridicule lorsqu'il pleure, lorsqu'il souffre, lorsqu'il se referme.

Donc, si ce n'est pas encore compris, sincèrement, allez voir Casino Royale. Plus on sera à aller le voir, plus ils continueront dans le veine.

Au fur et à mesure, si je pense à quelque chose, je vous le fais savoir... Parce que vraiment, c'est du bon(d), c'est du lourd, ce film...

Harry Potter, tome 2 : Harry Potter et la Chambre des secrets

Bonne lecture. Comme le premier, cette impression de "complétion" de l'univers reste encore valable après la relecture. On retrouve des indices postés ici et là dans le premier tome qui trouvent leur réponse. On se souvient de passages du film, bref on profite.

Il y a par contre quelque chose qui me titille depuis la lecture du Prince de Sang-mêlé, et m'avait encore marqué dans le tome 1. Dumbledore n'est quand même pas très modeste.

Dans ce que j'ai relu récemment, il faut quand même constater une chose. Dumbledore aime les jeunes sorciers. Il est bon, et très "compétent". Mais il sait également qu'il est très intelligent, et il fait savoir qu'il le sait. Je me demande quel est le but de JK Rowling. Est-ce que c'est pour faire ressortir que l'intelligence n'est pas tout, que Harry est également très intelligent... Est-ce simplement une question de traduction? Est-il orgueilleux? Je ne sais pas. On va voir dans les autre tomes... je viens de commencer le 3e.

Vu pour vous: Le Nom de la Rose, polar médiéval très efficace... même en film!

Vu également la semaine dernière: Le Nom de la Rose, avec Sean Connery et Christian Slater. Le film court sur deux heures... et il court vite.

Tout est fluide, les acteurs sont bons, les décors magnifiques. Le roman, si admirable, est respecté comme devrait l'être tout roman.

C'est-à-dire?

C'est-à-dire que l'esprit est conservé. Que les grandes intrigues sont respectées. Que l'on ne se laisse pas aller à la caricature. Que les détails sont soignés et léchés. Que ce qui est passionnant à l'écrit l'est à l'image. Pas de la même manière, mais tout autant. Un très grand film. Si vous trouvez la version deux DVD, prenez. Les bonus sont très bien faits et permettent d'apprendre beaucoup.

Un article à lire sur le Monde en ligne, à propos des nouveaux San-Antonio, par le fils Dard

En profiter tant que c'est en ligne... L'article s'intitule "Patrice Dard : tout le plaisir est pour lui." En voici un extrait:

"Mais il y a indéniablement plus que la dimension du compte en banque dans cette étrange filiation littéraire. L'histoire d'un père et d'un fils qui se sont fréquentés de loin pendant longtemps, puis qui se sont retrouvés après vingt-cinq ans d'existences parallèles. Pas de véritable brouille, mais plutôt la difficile cohabitation entre un monstre de l'édition, "un bulldozer avec un moteur de Ferrari", et un fils qui aurait bien aimé se faire un nom en première de couverture. Comme papa."

C'est intéressant à lire, ça ne prend pas de temps, et ça donne envie d'acheter un livre du monsieur pour voir à quoi ça ressemble...

Harry Potter, tome 1 : Harry Potter à l'école des sorciers, notes de lecture, et admiration pour l'auteur

Je suis en train de relire le premier tome des aventures du jeune Harry. Et je me dis que somme toute, l'auteure avait effectivement bien préparée son coup.

Attention, les lignes qui suivent vont éventer des éléments d'autres livres de la série. Ne lisez pas si vous ne souhaitez rien apprendre...

Premier détail remarqué: on mentionne très clairement que Hagrid n'a pas terminé ses études à Poudlard, il est déjà très embarassé par les questions.

Ensuite, dans le tome 6, le Prince de Sang-mélé, ou autrement dit Rogue, a noté dans son livre le Bézoard comme un moyen très efficace pour conjurer la plupart des empoisonnements. Il le cite dès son premiers court sur les potions, dans une question qu'il pose à Harry.

Rogue n'aime visiblement pas Harry, qui, lors d'une visite à Hagrid, remarque que ce dernier doit lui cacher des choses... Lesquelles? On apprendra plus tard que le père de Harry et Rogue n'étaient pas les meilleurs amis du monde lorsqu'ils ont fait leurs études. Le mauvais comportement de son père, dans la vision d'un souvenir, va d'ailleurs faire souffrir le jeune héros.

Dernière chose remarqué jusqu'à présent, Hagrid fait remarquer que Rusard le fait suivre par Miss Tique, sa chatte, dès qu'il rentre dans Poudlard... Rusard aurait-il déjà été concierge lorsque Hagrid a été renvoyé? Sait-il des choses? Harry apprendra une partie du fin mot de l'histoire dans le tome 2, la chambre des secrets.

Au fur et à mesure de la progression de la lecture, je posterai encore sur ce sujet hautement important ;-) !

Harry Potter, tome 6 : Harry Potter et le Prince de sang mêlé, ou comment Harry devient, un peu plus, adulte...

J'ai terminé ce w-e le 6e tome des aventures de Harry Potter. La série continue de m'impressionner.

J'explique l'intérêt que j'y trouve: la maturation des personnages. Alors qu'au début, somme toute, l'auteure commence à nous montrer un petit monde gentil, presque féérique, avec quelques méchants bien marqués et bien typés, on arrive aujourd'hui à des situations plus complexes.

Des incompétents (le Ministère), des amis (Hermione et Ron), des petites amies (Ginny), des parents de substitution qui n'arrivent pas à survivre (Sirius)...

Le numéro 6 est dans la lignée. Tout devient de plus en plus noir, au fur et à mesure que les héros rentrent dans l'âge adulte... et au fur et à mesure qu'ils deviennent de véritables sorciers, capables de se défendre et d'utiliser les armes qui leur sont nécessaires.

Je ne dis pas la fin du livre, de toute manière (presque) personne ne lit ce blog ;-)

Mais en attendant j'attends avec impatience la sortie du n°7!

Da Vinci Code, le livre et le film...

Le film est sorti il y a longtemps, je le sais, mais, faute de temps, d'occasion, je l'avais zappé.

Il y a une semaine, on a fait le détour qu'il fallait vers les salles obscures, et, accompagné de ma chère et tendre, on s'est laissé emporté par les images.

Alors, le film, ce que j'en pense: pas trop mal, en fait. En lisant les critiques dans la presse, je m'attendais à une grosse daube, pour être sincère. À l'arrivée, on a un film qui n'est pas un chef d'oeuvre, mais qui réussit à être à la fois fidèle au roman d'origine, et assez télégénique pour empêcher de s'endormir. Le défi principal était, à mon sens, de réussir à gérer les grands moments d'explication historico-religieux qui parsèment le roman. L'intrigue a été élaguée, les détails ramenés au strict nécessaire, l'histoire d'amour suprimée, mais le tout a bien survécu.

Le livre: je l'avais lu après une remarque sur ce "futur best-seller mondial", glané dans les pages du Nouvel Obs, un peu avant sa sortie. Le livre était passionnant, il m'avait valu une nuit blanche pour le terminer. Evidemment, un seul malaise: trop peu de culture religieuse pour réussir à séparer le "vrai" du "faux". À savoir: comment, et combien, Dan Brown a-t-il tripatouillé les mouvements et polémiques historiques pour les faire rentrer dans son roman. De mon point de vue, toutes les autres polémiques sont vaines et inutiles, il a écrit un roman, le roman est bon. C'est tout...

Je conseille donc la lecture et le visionnage. Commencez plutôt par le film. Si ça ne vous rebute pas trop, allez voir le livre, vous en aurez plus...

Rapide, léger, bien fait...

Monsieur_tanner_duboisJe viens de finir il y a 30 minutes "Vous plaisantez monsieur Tanner", qui avait eu droit à son quart d'heure médiatique il y a quelques mois. Les médias avaient dit du bien de ce petit bouquin. Soyons honnêtes, il n'est pas mauvais. Mais il est très court. Les chapitres sont rapides et incisifs. L'histoire: monsieur Tanner, qui donne le titre au roman, vient d'hériter d'une maison. Plutôt que de la vendre et de la liquider, il décide de vendre sa maison à lui, et de rénover cette ancienne demeure désormais sienne. Le roman est le récit de ses aventures, de sa confrontation avec les différents corps de méties qui s'occupent de la rénovation. Ce livre, en fait, me rappelle l'éducation d'une fée, qui avait reçu je ne sais plus quel prix il y a quelques années, ou encore un héros très discret: c'est indéniablement bien écrit, mais à la fin des pages, on sait qu'on n'a pas lu un grand roman... On pourra le raconter, on le reprendra en main, on ne le déconseillera pas, mais on n'est pas enthousiasmé au delà du raisonnable...

Zlio encore...

De l'écriture d'érudit...

1280_ames_pouyDe quoi parle ce bouquin? D'un libraire, spécialisé dans les livres "rares". Un client un peu spécial lui parle d'un roman de Jim Thompson, qui a un problème de décompte des habitants... En anglais, le titre, c'est Pop 1280. En français, à la traduction, 1275 âmes. Mais qui donc sont les 5 disparus? Le roman nous emmène, sans qu'il n'y ait ni danger ni grand enjeu, à la recherche ces "lost in translation" (J'espère que vous appréciez le jeu de mot...)

La lecture est agréable, le bouquin pas trop épais, moi je dis il est agréable à lire. Le titre du billet? Ha oui, je le classe dans les bouquins de mecs qui lisent beaucoup, et qui utilisent ce qu'ils lisent pour écrire. Dans la catégorie, un peu fourre-tout, on peut mettre le nom de la rose, ou alors da vinci code, dans un autre style... Lui aussi, il est sur Zlio...

Les nouvelles des grands personnages...

Sherlock_holmes_vampire_sussexAvec ce petit bouquin, j'ai fait un retour tranquille dans l'univers de Conan Doyle et de son détective. La lecture est rapide, transparente, efficace. Ce n'est pas un roman, c'est une succession de petites nouvelles. L'intérêt principal, je dois l'avouer, c'est que ça se lit facilement avant d'aller au lit: quelques pages et hop, on a lu du culturel, et on n'a pas fait de nuit blanche.

Bon, au-delà de l'ironie, on peut le lire pour se faire plaisir. Mais si on ne le lit pas, no big deal... Achetez-le sur Zlio...

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