Comme je ne suis pas bavard en ce moment, je laisse parler les autres: Thierry Crouzet, au Billautshow... en rapport avec les différents billets que j'ai rédigés ici...
Ce matin, en écoutant la radio (France Inter, comme tout bon bobo qui se respecte ;-), j'écoutais les journalistes raconter comment le gouvernement français se précipitait pour régler la question des sans-abris.
Ma remarque n'a en fait rien à voir avec les sans-abris. Je me suis simplement dit que nous nous retrouvions dans une configuration inédite depuis longtemps:
Qu'est-ce qu'il y a donc de si particulier cette année?
C'est un peu obscur: je résume par le tableau suivant:
Concrètement:
Quel intérêt du constat: il ne faut pas compter sur un Président et un Premier Ministre qui doivent tenter de se faire une place pour cette élection ou la suivante pour être inactifs. On va donc, je pense, en plus de l'hyperactivisme des candidats déjà déclarés, avoir à vivre avec l'hyperactivisme du Gouvernement, qui voudra prouver qu'il travaille jusqu'au bout... parce que pour une fois, il y a conjonction entre l'exécutif et le législatif, et que l'exécutif est en fin de cycle, sans candidat. La seule question: le législatif, qui lui voudra être réélu pour une grande part, laissera-t-il les choses ainsi se passer?
Vous en pensez quoi? Enfin, je veux dire, si vous comprenez ce que je viens d'écrire...
Alors que les élections se préparent, que les blogs, médias et éditeurs s'échauffent, alors que les citoyens se lassent, je me permets d'apporter ma pierre à cet échauffement, avec ma question du jour: faut-il, en politique, une gauche et une droite?
Première étape: se renseigner sur ce qu'est cette gauche, ce qu'est cette droite... Si je me réfère à la définition de wikipédia, la gauche désigne habituellement les mouvements progressistes. Le progressisme, c'est la volonté d'instaurer un progrès social.
La droite, elle, en "contraste", c'est donc le conservatisme. Autrement dit, c'est la conservation et / ou le retour à des valeurs établies.
Gauche et droite désignent concrètement le côté où les délégués siègent dans la chambre qui les accueille. Historiquement, il y a eu un autre mode de répartition des députés, au moins en France: la Gironde pour les députés proches du pouvoir, et la Montagne pour les opposants. Si j'en crois ce que j'ai lu, cette répartition n'a pas duré longtemps.
Bon, ceci n'est pas l'objet du présent billet.
L'objet, en fait, est que cette représentation en gauche / droite, construite sur une ancienne opposition, et à mon avis dépassée. La rupture, qu'un Nicolas Sarkozy pronait jusqu'à il y a peu, avant d'adoucir son discours, n'est pas à proprement parler un conservatisme. De la même manière, la sauvegarde des acquis sociaux ne me paraît pas être d'un progressisme évident.
François Bayrou, de son côté, essaie de casser cette représentation en parlant d'un centre, qui ne serai pas mou, mais volontaire, fort de grandes convictions. Ses difficultés viennent / viendront de nombreuses sources, mais certainement à un moment ou un autre de ses troupes, dont la mentalité et les références historiques sont démocrates chrétiennes. Qui en théorie, sont hors du clivage gauche-droite, mais concrètement souvent conservatrices.
Et si une partie des problèmes de la démocratie en France était un problème de géométrie? Et si, à vouloir, quoi qu'il arrive, positionner les gens à gauche ou à droite, on figeait la réflexion? Et si l'on tentait de repositionner selon une autre géographie? Et si l'on tentait d'utiliser d'autres qualificatifs que spaciaux?
Européanistes contre nationalistes? Libéraux contre conservateurs? Vous avez des propositions de termes? Vous en pensez quoi?
Petite actu trouvée via le Standblog. Une île a disparu, submergée par la montée des océans, conséquence du réchauffement...
Voir mon billet de hier sur le peu que l'on peut déjà faire tout de suite, individuellement...
Un truc qui me frappe: pas d'image... oui, bon, d'accord, comment montrer quelque chose qui n'existe pas? Mais il n'empêche... Aucune mention de l'info sur les grands médias... Dommage.
À ma pause de ce jour, j'ai acheté Marianne, qui a décidé de faire un numéro spécial garanti 100% sans Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy.
Dans son éditorial, un peu plus long que d'habitude, Jean-François Kahn explique ce choix, qu'il reconnaît démagogique, par une réaction contre les tentatives des médias traditionnels de limiter le choix des possibles des électeurs au face à face entre les deux candidats précités. Et lui de rappeler les prévisions erronées des élections précédentes:
Je me suis simplement - et certainement cyniquement - dit que l'on se trompait. À ainsi parier sur deux chevaux plutôt qu'un, on se dit qu'on gagnera bien l'un des deux. Ne choisir "que" Ségolène Royal ou "que" Nicolas Sarkozy, et l'on a retenu de 2002 le risque de se tromper lourdement.
Que l'on parie sur les deux, et concentre ses efforts sur la couverture des "grandes écuries", et l'on verra alors ses chances d'avoir bon être proches de 1... Surtout si l'on choisit de parier sur un favori de gauche et un de droite.
Ce phénomène ne me semble pas original. C'est une espèce de règle médiatique universelle. Prenons le risque de la comparaison sportive. Regardons le classement de la Ligue 1 française:
Regardons maintenant de grands clubs mal en point, au moins du point de vue sportif:
Les chiffres sont ceux donnés par Google au 27 décembre aux alentours de 13h30...
Pourquoi voudriez-vous que les journalistes politiques soient plus pertinents que les journalistes sportifs? Ils se concentrent sur les grandes écuries, ceux qui DOIVENT gagner, et en partageant leurs risques entre les des têtes d'affiches, ils se garantissent:
C'était un petit billet politique, pour aujourd'hui c'est tout, mais l'on y reviendra...
Alors, vu sur ce billet de la rédaction de La Croix, un renvoi vers le site Climat Mundi.
Il s'agit d'une organisation qui permet aux entreprises et aux particuliers d'acheter leur "neutralité carbonique". En plantant des arbres, on réussit à neutraliser les émissions de CO2 que l'on provoque en roulant, consommant, etc. Pour référence, le film d'Al Gore...
Initiative plus qu'intéressante, tout le monde devrait en parler!
Faites passer le mot, pliiiz!
Les newsletters à l'ancienne peuvent servir... J'ai reçu une petite relance d'un site que j'avais bien aimé à l'époque, et qui conserve son charme. Le site? Eurobilltracker. Il vous permet, en s'inscrivant, de saisir le numéro de série et d'autres renseignement sur les billets qui occupent votre porte-monnaie, et de vérifier s'il a déjà été enregistré quelque part en Europe...
La valeur des billets saisis dans le système dépasse les 500 millions d'euros... ça jette, même si les "croisements" restent bien entendu encore rares...
Et pour une fois, je vais être mouton et fier de l'être.
De quoi s'agit-il? D'une vidéo, dont le lien m'est arrivé ce matin, envoyée par une amie, qui est le "succès" viral du moment, et qui est véritablement - sans ironie de ma part (pour une fois) - touchante, qui donne envie de sourire, qui fait croire en l'humanité. Rien que ça? Ben oui...
La vidéo, puis mes commentaires.
Pourquoi ça me touche? En cherchant, j'ai trouvé l'histoire qui semble authentique, et il n'y a pas grand chose de plus, en fait, que ce que l'on voit dans la vidéo. Un type offre des "hugs" gratuit à qui veut. Et il y a des gens qui veulent bien...
Ça fait du bien... ;-) Bonne journée à vous, et un hug virtuel! Et gratuit.
(PS: hug, littéralement, c'est une étreinte... mais comment on pourrait mieux dire en français?)
Découvert via le blog du patron (devenue la patronne), Monsieur Lâm, et il se trouve que c'est un monsieur à tendance connectrice. Il le dit lui-même dans son billet annonçant la nouvelle:
"LaFraise me permet en tout cas de vivre une évolution en douceur : en parallèle, je vais pouvoir garder quelques fonctions chez mes amis de Technikart, France 4 et Games Services, faire un peu de conseil, de connexion et mener à bien mes projets persos. Ouf !
Lukasz, le boss de SpreadShirt, l’a bien compris et m’y encourage. Parce qu’il sait que c’est bon pour moi et bon pour lui. Parce que chez Spreadshirt, c’est comme ça, on encourage à l’épanouissement responsable des employés pour mieux en recevoir les retours. Le fameux Peuple des Connecteurs, on en parle tous, je suis heureux d’en ressentir la reconnaissance. Oh bien sûr, il y aura des bas et des déceptions, mais je crois que je peux voir venir."
Allez, Monsieur, viens t'inscrire sur la carte ;-)